Contact :
Julie Montagnon,
Chargée des affaires culturelles
Courriel : culture@ch-stjoseph-stluc-lyon.fr
Tel. : 04 78 61 86 50
Peintures de Cécile Bart
2002
/B_comiteTitre>Suite au concours d’artistes initié par la direction, le projet Peinture d’accompagnement de Cécile Bart a été retenu : une façade murs rideaux en verre coloré, jouant tant sur les transparences et les reflets que sur les rythmes, les couleurs et les éclairages et mettant l’hôpital en relation avec la ville. Avec Peinture d’accompagnement l’artiste a souhaité accompagner et traduire à sa façon l’originalité et la complexité du projet hospitalier et architectural.
Couleur,
Chacune des façades est distinguée par une couleur qui la caractérise :
brique face au Rhône afin d’harmoniser cette façade avec les toits de tuile des bâtiments proches,
bleu vert au nord afin de rappeler la tonalité du pont de l’Université proche et celle des eaux du fleuve,
jaune pâle à l’est comme les jeunes écorces des platanes,
enfin bleu lavé comme le ciel au sud.
La couleur puise son origine dans l’environnement immédiat. La couleur est le moyen d’inscrire le bâtiment dans le site d’une façon plus sensible : chaque façade est ainsi dotée d’une couleur locale auxquelles s’ajoutent des valeurs de gris différentes traduisant la modulation de l’ombre et de la lumière : le gris soutenu évoque un ciel chargé tout autant que l’ardoise, le gris clair est celui de la pierre, etc.
Ce qui crée aussi l’originalité de cet édifice si imposant est l’effet vivant que ces façades dégagent. En effet, jamais elles ne paraissent identiques à un observateur car le pouvoir plus ou moins réfléchissant des verres dont elles sont composées joue une partition changeante à chacun de ses déplacements.
Transparence, réflexion,
Avec le verre, utilisé comme moyen d’ouverture du bâtiment, transparence et réflexion jouent conjointement. Sept types de verre ont été choisis, avec des colorations et des degrés de réflexion différents. Les verres transparents font communiquer extérieur et intérieur : ils ouvrent le volume clos et lisse du bâtiment. Grâce à eux la façade devient le lieu d’émission de la vie intérieure de l’hôpital : mouvement des stores, éclairage des chambres. L’hôpital ne sera pas fermé sur lui-même, mais communique avec l’extérieur. Une modulation générale, irrégulière, faite de passages et de heurts anime les façades. La vie, celle du monde extérieur, comme celle, intérieure, de l’hôpital, est affirmée sous tous ses aspects, joie et souffrance. Les plans unis de chaque façade sont déconstruits par l’attribution d’une qualité particulière à chaque volume de verre. La résille d’ensemble prévue par les architectes et constituée par plus de mille volumes pour chaque façade, ne produit plus ainsi une image stable, et le bâtiment se met à vibrer, à respirer.
et rythme…
La méthode utilisée pour répartir les verres (avec leurs différentes couleurs et degrés de réflexion et de transparence) est celle de l’aléatoire qui entre en correspondance, en résonance, avec les va-et-vient de l’hôpital, les entrées et les sorties des malades, du personnel, des visiteurs…
L’éclairage de la façade : apparition et disparition progressive de la lumière. La façade nocturne a été conçue comme la façade diurne. L´éclairage du bandeau central vitré est constitué de points lumineux blancs, d´une coloration proche de la lumière du jour, situés aux intersections des parcloses. Ils s’allument et s’éteignent lentement et de façon inattendue. La différence d´intensité lumineuse de ces points à un même moment, alliée à l´éclairage intérieur des chambres, lui aussi aléatoire (car imprévisible), donne une certaine profondeur à la façade. Ce mouvement relativement lent d´apparition et de disparition des points lumineux rend la façade aussi changeante de nuit que de jour… L´apparition et la disparition progressives des lumières s´opposent au clignotement habituel, souvent agressif, des enseignes lumineuses. Elles sont un contrepoint des éclairages des chambres qui s’allument et s´éteignent, eux, sans gradation. Le système aléatoire choisi et le rythme des changements ont été testés dans l’atelier de l’artiste et sur le site lui-même en mettant au point le dessin d’un disque perforé qui passant devant les générateurs commandant les fibres optiques obture ou non les terminaisons lumineuses.
Ce projet retient donc principalement l’idée d’une ouverture de l’hôpital sur la ville. C´est un projet soucieux de l´environnement urbanistique, dont il reprend les teintes et les nuances. L’ensemble a été pensé comme quelque chose de volontairement complexe, changeant, proche de la réalité de la vie de l’hôpital.
Le choix d’une collaboration entre architectes et artiste dès le départ témoigne ainsi de l’originalité de la démarche et contribue à donner à l’hôpital toute sa dimension sensible. Ce mariage de la technique et de l’art a aussi été le premier acte culturel et artistique fort de l’hôpital.
Pour prolonger la quête de sens, une place a été donnée à la culture dans le quotidien de l’hôpital. Une place qui s’inscrit dans la durée, dans une vision plus globale, moins cloisonnée du fonctionnement hospitalier pour une meilleure prise en compte de la personne. Ainsi depuis 2002, le centre hospitalier est activement engagé dans le programme national Culture à l’hôpital à travers un programme d’actions régulier. Chaque mois des manifestations culturelles et des expositions artistiques sont proposées aux usagers de l’hôpital, au personnel et au public extérieur.

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